La colère est un sentiment primaire et majeur en nous. Elle nous permet de dire non et de nous défendre ; mais en excès, elle peut pousser à des actes violents, diviser, séparer et affaiblir.

Énergie de feu, la colère est de la force. A nous de faire le choix de la transformer.

La colère siège au niveau du foie.

La colère influence notre vie et, selon son degré, notre relation avec nous mêmes, nos parents, nos enfants, nos amis ainsi que nos relations professionnelles.

Nous pouvons distinguer :

• La colère justifiée et consciente :

Il s’agit d’un sentiment épuré et reconnu.

Nous sommes dans l’acceptation de toute situation ayant pu l’engendrer, nous autorisant à remonter jusqu’à sa source. Elle peut être reliée à nos mémoires ancestrales.

Dans ce cas, nous pouvons transformer cette colère en force.

• La colère injustifiée et inconsciente :

Elle est alors enfouie, silencieuse et pernicieuse, pouvant déboucher sur des actes physiques et/ou psychiques violents sur nous-mêmes et/ou sur autrui.

Elle peut mener à l’autodestruction, à la déprime, à la dépression, au suicide ou au meurtre.

Elle engendre des émotions secondaires comme la peur, la haine, la rancune, la culpabilité.

Cette colère-là, nous met dans l’incapacité de voir avec clarté, équilibre et objectivité, dans l’impossibilité d’adopter un comportement social juste, pondéré ainsi que d’être dans une compréhension des choses.

La colère non conscientisée nous met dans l’impuissance d’Être.

Comment transformer cette colère en force de vie ?

• En prendre conscience :

Reconnaître notre colère
En prendre la responsabilité
Se l’approprier
Ne pas accuser ou pointer l’autre

Prendre conscience de ce qui a provoqué cette colère

• Exprimer sa colère :

Se mettre face à sa colère et l’exprimer

Par différents moyens :
o Crier sa colère
o Chanter sa colère
o Danser sa colère
o Courir sa colère
o Boxer sa colère…

Toujours en conscience que nous exprimons notre colère avec l’outil choisi

Exprimer son intention : « je vais chanter ma colère, ou boxer ma colère etc… »

Exprimer – même timidement – sa colère

Qu’elle soit petite ou grande

Ne pas la laisser s’accumuler et devenir une ennemie : l’expression – par opposition à la répression – donne une nouvelle information à notre corps.

• L’exercice de la chaise vide :

Cet exercice consiste à visualiser sur la chaise les personnes vis-à-vis de qui j’ai de la colère.

Je leur exprime tout ce que je ressens.

Surtout ne pas avoir peur des mots qui me viennent, même vulgaires.

• Exploration de cette colère

Accueillir tout sentiment qui remonte à la surface : je m’accepte et j’accepte l’autre tout en le remerciant ou en remerciant la situation

• Sans jugement :

Nous ne nous jugeons pas lorsque la colère nous gagne.

Nous ne luttons pas. Nous laissons cette colère être

• Phrases positives :
« Je choisis de transformer ma colère en force de vie »
« Je décide … »
« Je te permets d’être en potentiel dans mes choix, décisions et relations aux autres et à moi-même »
« Je crois profondément que la force de ma colère me mènera à mes objectifs et me donnera la liberté d’être, en toute conscience de moi-même. »